Equipé de l'ambitieux Core i7-8809G, le NUC 8G Hades Canyon veut faire parler la poudre avec un GPU digne de ce nom. Intel le destine d'ailleurs à la VR. Des ambitions un peu au delà de ses capacités ?

Chez Intel, les NUC sont des barebones, c'est à dire des PC livrés sans stockage ni mémoire ni OS. Ces éléments sont à votre entière discrétion. Une façon pour Intel de laisser un peu de liberté au consommateur et de se concentrer sur l'essentiel : la carte mère et le processeur, accompagnés d'un refroidissement et d'une alimentation. Ces NUC sont généralement de petites boites d'une dizaine de centimètres de côté. Mais depuis 2 ans, Intel a inauguré les NUC Gaming, caractérisés par la tête de mort sur le boîtier et un look plus aggressif. La première itération, le NUC Skull Canyon avec son i7-6770HQ fut un échec : si c'était un IGP très costaud dans la gamme Intel et doté de 128 Mo d'eDRAM embarquée, il était encore loin de rivaliser avec les GPU dédiés.

Test : Core i7-8809G avec Radeon RX Vega M GH

Ce nouveau NUC Hades Canyon compte bien changer ca avec les Kaby Lake-G, ces CPU quad core couplés à un GPU d'origine AMD, les RX Vega M GH et GL. J'ai essayé la version la plus puissante, le NUC8i7HVK et son Core i7-8809G. Outre son CPU, il se distingue aussi par un boîtier largement plus épais : de 25 mm, on passe à 40. L'encombrement total passe à 1,25 L, ce qui en fait toujours un PC ultra compact. En revanche, l'adaptateur secteur est quasiment aussi gros, et cela va forcément venir compliquer l'intégration.

Tout en double !

La connectique est toujours aussi riche avec 3 USB 3.0 en façade, dont un Type-C et un 3.1 Gen2 10 Gbps, un lecteur de cartes SD, un jack 3,5 mm combo micro/casque et un port HDMI pour brancher un éventuel casque de VR. A l'arrière, c'est encore mieux : 4 USB 3.0, une autre sortie HDMI, 2 sorties mini DisplayPort, 2 RJ45 Gigabit, 2 Type-C Thunderbolt 3 et un jack 3,5 mm pour brancher des haut-parleurs.

A l'intérieur, on retrouve 2 slots SO-DIMM DDR4 et 2 slots M.2 2280 compatibles SATA et PCI-Express. La carte réseau M.2 2230 est fournie, une Intel 8265NGW double bande qui supporte le 802.11ac. En revanche, pas de baie 2,5'', et c'est bien dommage. Même si c'est un moyen de stockage assez lent, il permet de stocker plusieurs jeux sans forcément y laisser sa chemise en forçant l'achat d'un SSD 512 Go ou 1 To.

ModèleNUC8i7HVK
CPUCore i7-8809G (4C/8T Kaby Lake 3,1 à 4,2 GHz)
GPURadeon RX Vega M GH
Mémoire2x DDR4 SO-DIMM
Stockage2x M.2 2280 SATA ou PCI-Express
Connectique façade1x USB 3.1 Gen2 10 Gbps, 2x USB 3.0 (dont 1x Type-C), HDMI, jack 3,5 mm combo, lecteur SD
Connectique arrière4x USB 3.0, HDMI, 2x mini DipplayPort, 2x Thunderbolt 3, 2x RJ45 Gigabit, jack 3,5 mm
Dimensions221x142x40 mm

Discret en toutes circonstances

Qui dit Core i7-8809G et NUC8i7HVK dit aussi overclocking. J'aurai bien aimé tester cette fonction mais hélas le NUC n'est resté au labo que quelques jours. Je reviendrai dessus en détail dans le futur, mais en attendant, tout ce que je peux dire, c'est que si le BIOS est bel et bien débloqué et autorise notamment l'overclocking mémoire et CPU, il repose sur l'interface classique VisualBIOS, pas vraiment engageante.

Mais qu'en est-il des nuisances sonores ? Car l'ancien NUC Skull Canyon était bruyant et mal refroidi, causant un throttling fréquent. C'est d'ailleurs probablement ce qui a poussé Intel a épaissir son boîtier, afin d'améliorer son refroidissement. Le démontage ne trompe pas, et on retrouve 2 ventilateurs de gros calibre (pour un système de ce genre) et une énorme chambre à vapeur en cuivre.

L'ensemble permet de conserver le Core i7 et son GPU autour de 80°C : c'est chaud, mais cela on reste dans les clous et c'est largment mieux qu'un throttling à 100°C comme auparavant. Et surtout, je ne relève que 41,1 dB à 40 cm, avec des fréquences plutôt confortables de 3900 et 1190 MHz pour le CPU et le GPU respectivement. En comparaison, la pièce à vide est à 37 dB et j'ai du mal a vraiment entendre un PC placé à 40 cm qui génèrerait moins de 39 dB. Si l'on sollicite le CPU pour des calculs intensifs, il maintient sa fréquence, sans que ni le bruit ni les nuisances sonores n'augmentent. Le NUC Hades Canyon reste donc discret en toutes circonstances.

Des PC portables plus convaincants ?

Connectique pléthorique, puissance très honnête, et refroidissement bien calibré. Ce nouveau NUC a tout pour plaire. Mais il coute quelques 900 €, auxquels il faut rajouter mémoire, stockage et OS. Le tout pour un PC aux performances similaires à celles du combo i7-7700K + GTX 1050 Ti qui couterait une bonne centaine d'euros de moins. Et on pourrait aussi se contenter d'un Core i3-8100 pour réduire de 100 € la facture sans changer les performances en jeu. Mais il s'agirait d'un PC desktop, encombrant et lours. Admettons.

Rajoutons à notre NUC un SSD 512 Go et 2x8 Go de DDR4 qui semblent un minimum. On totalise déjà 1300 €, et je vous fait cadeau de la licence Windows (admettons que vous en ayez une qui traîne quelque part). Un Sabre 15 de Gigabyte (P45K v7) est à peu près aussi performant, et s'il se contente de 256 Go de SSD, il embarque un HDD 1 To, un écran 15,6'' Full HD, un clavier, une souris et une batterie, le tout pour 1350 € avec Windows 10. Alors à part si vous souhaitez pouvoir dissimuler votre NUC dans un salon, derrière un écran ou un meuble, un PC portable gaming entrée de gamme semble globalement plus polyvalent pour pas plus cher.

POINTS FORTSPOINTS FAIBLES
  • performances
  • encombrement
  • refroidissement
  • connectique
  • prix (surtout en comparaison de notebooks aux performances similaires)
  • pas de 2,5" pour HDD
  • taille de l'adaptateur secteur

 

LES NOTES
Performances CPU
85 %
Performances GPU
75 %
Encombrement
100 %
Refroidissement
95 %
Connectique
95 %
Prix
60 %

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